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03.01.2007
Les gens sont gentils en 2007 (il parait)







Le départ :
Je quitte Paris dans un brouillard éthéré.
Teamforest dans mon ipod.
Comme prévu je flash sur un blondinet (qui attendra l’arrivée à Brussel pour oser m’aborder).
Entre temps, en passant la frontière je me rends compte que je n’ai pas configuré mon téléphone portable pour l’étranger (et en fait ça m’arrange un peu).
Je descends du bus telle la pétasse parisienne de base, en talons, valise à roulettes roses et sac longchamps direction l’appart de 180 mètres carré (vive Brussel) de Karine à pied.
Je découvre donc Molenbeek de nuit (et forcément je fais pas trop couleur locale).
J’ai l’impression de débarquer dans un No mans land, quelque part entre la Yougoslavie et la Pologne.
Mais je crois que j’adore.
Et je suis enfin en vacances…
Le 29 décembre :
Karine m’emmène dans toutes les friperies de la capitale. Place du jeu de balle. Boulevard Anspach. Vers la Bourse. Je redécouvre Brussel comme si je n’y avais jamais mis les pieds.
Et je snobe Paris sans aucun remords.
Le soir nous voilà parties danser au Central.
En me retournant vers le DJ je reconnais Laurent. On s’est enlacé, il m’a dit que j’étais toujours aussi belle. L’accueil de rêve. Je flashais un peu sur lui quand j’étais étudiante. Mais il n’était jamais célibataire au même moment que moi…
C’est dans ce café que Karine m’a présenté à Jo, un grand blond au regard (de braise) malicieux, et Hugo son compagnon de fortune tout mignon avec sa veste addidas qui nous ont emmené ensuite dans une espèce de mini boîte hype avec vue imprenable sur le boulevard Anspach.
J’étais déjà déchirée, mais je l’ai été définitivement quand Hugo m’a gentillement invité dans les toilettes (non pas pour ce que tout le monde s’imagine).
Hugo le faux timide…
Je suis ensuite partie danser comme une hystérique jusqu’au moment où Jo m’a aussi invité dans les toilettes (cette fois pour ce que tout le monde s’imagine).
Jo le vrai timide…
Impossible de lui résister. Quand on nous a fait sortir des toilettes un peu de force, il y avait au moins 15 personnes qui attendaient, dont les trois quart de mecs, le sourire jusqu’aux oreilles.
(il faut bien une première fois à tout)
Et puis j’ai fini par rentrer avec Jo, chez lui.
Hugo sur le siège arrière…
Le 30 :
Je me réveille d’un coup. J’ai un mal de tête directement. Je promène mes mains le long de mon corps et me rends compte que je suis parfaitement nue.
À côté c’est Hugo qui dort comme un bébé.
Je me lève péniblement et en m’asseyant je remarque que j’ai encore mes chaussettes. Je suis morte de rire.
En sortant de la chambre Jo est assis dans le salon en train de boire un thé. Il est nu. Il est trop beau. Il est trop blond.
Elle est particulièrement impressionnante (argh)
Et ça m’énerve un peu.
(surtout quand il me regarde avec ses petits yeux)
Je repars très vite chez Karine et lui ramène le petit déj pour me faire pardonner de l’avoir lâchement abandonné. On a rendez-vous à Saint-Gilles avec Jean-François mon prof d’Unif.
Je suis trop heureuse de le voir. J’ai l’impression qu’il ne change pas. Comme si je l’avais vu à l’atelier, il y a à peine deux jours.
Toujours aussi mignon.
Et moi toujours aussi en extase quand il nous raconte ses histoires. Juste envie d’entendre sa voix, comme une madeleine qui m’apaise.
Il nous parle d’amour, il nous dit qu’il tombe toujours amoureux. Il m’épate.
Je me rends compte du coup que j’ai cette facilité de faire l’amour sans être forcément amoureuse.
Et j’y pense toute la soirée…
Le 31 :
On se lève Karine et moi tranquillement. Je me sens tellement bien chez elle. Je décompresse enfin de cette année pourrie et suis trop heureuse que ce soit enfin le dernier jour.
La vie est belle…
On a rendez-vous vers 21h à une soirée cent pour cent gay pour le réveillon. Tant mieux, ça calmera un peu ma libido.
Là-bas aussi je suis rapidement la moitié du temps dans les toilettes.
Laisse tomber la neige comme dirait ma boss.
Je suis complètement partie.
Et puis direction le Nova vers 5 ou 6 heures. Des années que je n’y avais plus remis les pieds. D’ailleurs la dernière fois, c’était avec mon ex de 10 ans, pour voir le film Seul contre tous de Gaspar Noé pendant un festival. Le lendemain c’est Peter Jackson qui était invité… Mais il fallait rentrer en France.
Bref.
Et dans ma série de coïncidences désormais familières, c’est ma petite coloc Julie qui était là, au beau milieu de la piste de danse (en fait je n’ai plus besoin de téléphone), toute mignonne, toute heureuse, bien partie aussi.
Karine et moi avons ensuite continué nos tribulations à l’Archiduc. Karine mortellement en forme (elle s’était assoupie une bonne heure à notre soirée gay) pendant que j’entamais une belle descente de mon côté. Il faut aussi dire que j’avais oublié de manger (que je n’avais pas faim).
Il faisait jour quand on est sorti du café. Bruxelles-ma-belle sous le soleil. Il faisait doux.
Et là je ne voulais plus rentrer à Paris…
Un fois à la maison, on s’est préparé une raclette, vers les 9h du mat.
Tranquillement.
Continuer à discuter de nous, de nos projets, d’amour.
Le premier janvier 2007 :
Le réveil est encore un peu rude. J’enchaîne sur des aspirines, mais je suis toujours en train de planer.
Karine me trouve les médicaments adéquats :
D’abord notre éternel câlin du matin. Plutard une gaufre de Liège toute chaude et une soirée ciné-DVD (elle sait ce que j’aime), histoire de récupérer en douceur.
Il faut absolument que je vois le film de Tom Barman (le chanteur des Deus), juste pour me donner envie et me décider plus vite, peut être, à revenir en Belgique.
Karine trouve toujours les bons arguments, elle est très forte pour ça.
Comme d’inviter Jo, par ex, à la maison histoire (excuse) de tuer définitivement cette raclette qui n’en finit plus.
Jo débarque donc le soir une bouteille de Veuve-Cliquot dans les bras, et un film d’Alex de la Iglesia.
Décidément. Les mêmes goûts, le même job et le même prénom que ma petite sœur.
(ce garçon aura vraiment tout fait pour m’énerver)
Et donc terminer une fois de plus la soirée chez lui.
Ou commencer l’année dans ses bras (au choix)
Profiter de lui un maximum, échanger encore nos regards coquins, sentir sa langue sur mes lèvres, ses mains me serrer fort, l’entendre crier de plaisir.
Et finalement en tomber raide bleue (imbécile que je suis) (juste pour suivre les conseils de JFO) (ou parce que je crois que ça m’arrange bien d’être amoureuse d’un type qui est à plus de 300 kilomètres de chez moi).
Inutile de parler du retour…
Mon c(œ)ul(r) est resté à Bruxelles.
02:30 Publié dans MA VIE… | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Bruxelles, sexe, amour, blabla de fille, poèsie

Commentaires
Tu sais que je kiffe ton blog?
Alors viens participer à mon concept2merde!
http://bravinthemix.hautetfort.com/archive/2007/01/03/concept2merde-le-retour.html
bisous!
Ecrit par : Brav | 03.01.2007
Je hais les belges ! mais je suis heureux pour toi que ce week end fut une telle réussite ;-)
bonne année! pleine de rebondissements
Ecrit par : clem | 03.01.2007
J'te souhaite de rencontrer pleins de gens gentils en 2007 :)
Ecrit par : Frankie | 03.01.2007
Ok Brav… J'arrive…
Une bonne année aussi Clem (au plaisir de se croiser une de ses quatre même si tu n'est pas belge)
;-)
Oui oui, je vais rencontrer plein de gens gentils… je le sens bien.
Ecrit par : Charl' | 05.01.2007
... bonne année à toi ... ehe charl' quand est ce qu'on se croise ?
Ecrit par : maT | 05.01.2007
ma chere charl' nous nous croisons tous les jours , sans le savoir , j'ai toujours en stock le massage promis , bonne nuit !
Ecrit par : clem | 07.01.2007
euh… (hein, quoi, où ça??!??)
Ecrit par : Charl' | 08.01.2007
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