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28.01.2007
Les soirées (âme-èrre) parisiennes

Un vendredi soir, ça sert à aller danser. Un bail qu’on avait plus été au Truskel avec Julye. En arrivant le petit blondinet qui m’avait tant fait fantasmer la dernière fois s’éclate comme un fou sur un des bancs. Mais une blonde splendide à l’air de vouloir se l’accaparer définitivement.
Tous les mecs sont sacrément à l’affût.
C’est de pire en pire.
À croire qu’ils viennent tous de sortir de prison.
Ça sent le mâle en rut, l’animal en cage prêt à sortir et à mordre.
Ils en deviendraient presque agressifs.
Ça se sent tellement qu’ils veulent s’en tirer une sans trop se faire chier que ça ne donne plus envie.
Ils sont juste tristes et pathétiques.
Le jour où ils sauront exactement ce qu’ils veulent (baiser ou être aimé) on pourra peut-être (enfin) s’amuser un peu.
Les petits parisiens n’ont plus confiance en eux.
Le lendemain, je reste avec Julye pour aller faire un tour dans le quartier chinois. Dans le métro, c’est encore pareil. Les mecs chassent (même accompagnés de leur nana).
Comme ce gros beauf qui nous mate déjà à travers la vitre alors que le métro n’est pas encore arrêté, qui prend sa copine par la main et qui lui dit : viens on s’assoit là (bien en face de nous), et qui commence à raconter tout un baratin en parlant fort juste pour qu’il soit notre centre d’intérêt. Tout en matant tantôt l’une tantôt l’autre. Et que la dernière roue du carrosse rigole bêtement à son blabla et qu’elle lui tient tendrement la main.
J’ai juste envie de lui foutre mon point dans la gueule (à lui) (à elle aussi d’ailleurs).
Julye a le même reflex que moi.
On ressort toutes les deux du métro, blasées.
Les mecs font tous ça à Paris (je ne sais pas si ailleurs c’est pareil), mais surtout ils ne sont pas discrets.
Faudrait peut-être leur dire…
(Ou alors la nana qui les accompagne n’est qu’une vulgaire fuck friend, donc ils se disent que c’est pas un problème d’en draguer une pendant qu’ils tiennent la main ou l’épaule de l’autre)
Bref.
J’invite hier soir la belle Vesper Lyndt à venir avec moi au Showcase, invitée moi-même par Brav (que j’ai raté une fois de plus, faudrait peut-être que je pense à lui donner mon numéro de portable pour la prochaine fois) (moi et cette sale habitude de ne jamais donner mon numéro de téléphone).
En arrivant là-bas je tombe nez à nez avec le blondinet du Truskel (jamais deux sans trois) toujours accompagné de la blonde bombasse (mais j’arrive toujours pas à comprendre s’ils sont amis, petit amis ou fuck friends ?).
Ça commence bien…
Donc, The Servant en concert.
Horrible…
J’étais pas super fan au départ, mais j’aime bien voir tous les groupes sur scène en règle générale.
À cette exception près.
C’était naze. Le guitariste était pas du tout motivé (je crois qu’il ne savait pas jouer). Le bassiste idem. La batterie inexistante. Et le chanteur… Pourtant il a une voix plutôt intéressante, mais les textes sont tellement à chier.
Le premier DJ ensuite.
Ouf c’était beaucoup mieux…
Mais quasi personne sur la piste de danse. Mise à part ce mec chaud comme la braise (le sosie, copie conforme même, de Jo) que je me force à ne plus mater.
On se fou de la gueule des gens avec Vesper Lyndt pendant qu’un beau gosse, les cheveux fins qui lui tombe sur les yeux, tout timide (limite trop fragile) me mate et reste juste planté là, à côté de moi, mais sans jamais oser quitter sa bande de copains (courageux mais pas téméraires) (et je fais comment moi j’emballe les deux copains au passage ?)
Je suis rentrée seule, le nouveau dernier métro de 2h du mat du samedi.
En arrivant sur les champs il y avait une bande de jeunes, 15 ou 16 ans à tout casser, habillés en survet. Un seul m’a demandé une cigarette. J’ai répondu que je n’en avais pas en souriant et sans m’arrêter.
Et je les ai sentis s’exciter tous seuls : putain t’es méga bonne toi, putain cette meuf elle est bonne, putain mais déconnez pas les flics sont pas loin (ouf dieu merci).
Et non je ne suis pas bonne…
Ça craint un peu les Champs Elysées le samedi soir.
21:50 Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : Paris

Commentaires
Il n'y a pas qu'à Paris ou les mecs que les mecs ne sont discrets sur leurs envies. Ou bien est ce nous qui voyons de mieux en mieux leur jeu.....
Ecrit par : la JD | 28.01.2007
Tu ne me rassures pas là…
Ecrit par : Charl' | 28.01.2007
j'adore ton écriture.
ça me rappelle quelques soirées... le vendredi a cette particularité que n'a pas le samedi, je trouve (en tout cas, chez moi) : les gens se sont saoulés de la semaine et veulent "évacuer" (avec tous les doubles sens possibles), c'est tout.
Le samedi me parait toujours plus "réellement festif" : on s'est retrouvé entre potes, et si l'envie vient on sort... pour faire la fête, et si l'occasion se présente, peut être baiser (non, je ne peux pas dire "faire l'amour")...
Les vendredis me paraissent toujours plus glauques que les samedi... va comprendre
Ecrit par : Tg | 29.01.2007
On se veut tous, on se chasse tous, on se fuit tous.
Triste triste.
Ecrit par : inavouable | 29.01.2007
Triste époque où les relations entre les êtres sont si faussées, affadies, on ne manque rien de ne pas ou de ne plus être à Paris.
Vous, si artiste, vous devriez vivre dans la vie, en grand, en contraignant celles et ceux que vous rencontrez à vivre dans votre culte, le mot est complet, vous devriez cesser de vivre à côté du monde de l'art, et à faire de votre vie une oeuvre d'art... Vous êtes peut-être trop honnête pour cela...
Ecrit par : grellety | 29.01.2007
On ne voit des gens que ce qu'on veut en voir.
J'aime toujours autant tes récits. Tu tapes juste, précisément sur les travers des mecs.
Mais c'est pas facile de réprimer ses instincts. Certains jouent la comédie à merveille, deviennent de beaux ténébreux inaccessibles, feignant l'indifférence et la confiance en eux. D'autres s'en sortent, entre petites maladresses et bons sentiments. Enfin, d'autres sont englués dans leur mal-être, débordés par leurs hormones tyranniques, et condamnés au pathétique.
V'la que moi aussi je fais des catégories... Enfin, tout ça pour dire qu'il arrive à des mecs bien d'être le blaireau du métro ou le lourdeau de la soirée. Du moins j'espère.
Ecrit par : ximun | 29.01.2007
Char'l tu es piquante …perforante même avec les mecs … et j’adore ! Je trouve en revanche que les attitudes que tu décris n’ont rien de parisien ; je me dis aussi qu’il ne faut pas trop te lire car au bout d’un moment je n’oserais plus regarder une fille dans le métro de peur de tomber sur toi :-) et de prendre ton regard piquant en plein visage ;-)
C’est pas trop à moi de distribuer les bons points (c’est plutôt à notre hôte Char’l) mais je voulais juste dire que ce qu’a écrit ximun est très fort et troublant de vérité.
Ecrit par : jaja | 29.01.2007
Les petits parisiens ont super confiance en eux (ainsi que les petites parisiennes d'ailleurs..)
Bonne année et plus encore ....
Kisses
Ecrit par : Mrbass | 29.01.2007
"Mieux vaut faire envie que pitié"
waouhh c'est une phrase qui est sortie toute seule :D
Ecrit par : Frankie | 29.01.2007
Merci jaja, j'aime qu'on m'aime ! :p
Ecrit par : ximun | 30.01.2007
Tu changeras pas l'homme, Charlotte, et moi je ne changerai pas la femme !
ça me rappelle l'époque de Mimi Pinson... comme tout passe ! On ne fait que lécher les vitrines.
Ecrit par : alberto | 30.01.2007
@ Pas de soucis Jaja, Ximun a eu de très très bon points (en exclusivité)
hé hé
@ Alberto, justement, changeons un peu! Évoluons même…
@ Frankie et Mr Bass, vous méritez une bonne fessée (tous les deux) (enfin pas en même temps)
Ecrit par : Charl' | 30.01.2007
Pour le divan du monde je t'aurais bien invité mais pas possible pour demain ... et puis en plus c'est trop dangereux ...car j'arrive pas à trouver mes lunettes de soleil ;-)
Ecrit par : jaja | 30.01.2007
Et si tous les mecs parisiens n'étaient pas pareils? Question. Et si certains se perdaient dans les méandres des chasseuses féminines bornées à vouloir un mec d'1m80, aux yeux ceci et aux cheveux cela? Allons, nous sommes tous des monstres socialement acceptés; lorsque je regarde une fille dans les yeux, c'est pour admirer son iris, pas pour lui transmettre le message; "joli ton cul" ! Et les filles qui méprisent les hommes un tant soit peu sensible, raffiné, délicat existent, alors qu'elles passent leur temps à vouloir autre chose qu'un bourrin ! Youhou!!!! Le prince charmant est enterré à côté du père noêl!!!!! Il reste....moi :)
Bonne chance avec ce message plein d'espoir.
Ecrit par : Le Niko en question | 31.01.2007
T'oses écrire que tu admires un iris toi plutôt qu'un cul… (t'as pas peur toi hein)
Ecrit par : Charl' | 31.01.2007
Bah, pas de chance ta génération !
Les mecs mattent tous du porno en croyant que c'est ce que veulent toutes les nanas, ils sont incapables de faire la différence, je trouve cette génération de mecs excités, des bêtes et des barbares et des incultes par dessus le marché, il y a du chemin à) faire pour tomber sur le bon ! Bon courage !
Ecrit par : Fanette | 01.02.2007
C'est la Fanette ! alors dis, et pour tomber sur la bonne, on fait comment ?
Ecrit par : alberto | 02.02.2007
RATE!!!!
Arrivé tard au showcase, galère de guestlist2merde puis direcFION le Bamako Bamako...
Pour la prochaine?
Ecrit par : Brav | 13.02.2007
Oui tes phrases sont jolies. Oui tes titres sont accrocheurs, quelques fois très savoureux. Ce qui est dérangeant, c'est bien la nature de tout ceci. Lorsque tu déverses sur ton clavier les phrases qui respirent plus le narcissisme qu'une vraie analyse sociologique, artistique et psychologique, le problème est que tu participes au formidable brouillage des pistes de notre époque électronique. Chacun écrit ce qu'il veut, sans vérification et c'est à celui qui trouveras les mots les plus accrocheurs et le fond d'écran le plus beau, qui sera le plus lu et même parfois le plus respecté. En déplorant l'étiolement des relations humaines de manière générale et en décrivant tes moments les plus intimes, tu participes à la montée en puissance de l"isolement collectif", dont les blogs sont les armes de destruction massive...
Lorsque tu fustiges les "gars de Paris", qui ne seraient que des animaux sur patte après avoir décrit une de tes journées pendant laquelle tu as "maté" le cul d'un homme toute les journée, l'idée qu'il existe des femmes qui ne sont en fait qu'une façade recouvrant maintes frustrations, gérémiades et obsession de soi me traverse sérieusement.
Je n'ai ni la qualité ni le droit de sanctionner tes écrits, mais si je peux ramener à la vie un être perdu dans le monde funeste et froid du narcissisme électronique, je le fais.
Je t'invite donc à lire ceci en toute humilité afin de rétablir la balance, recadrer un être que tu dois certainement croire supérieur. C'est dommage.
"En effet, que se passe-t-il quand les individus n'ont plus guère de curiosité que pour ce qui touche leur propre monde - et c'est là pour beaucoup ce qui peut se jouer avec internet (même si on ne saurait l'y réduire)? Quand on préfère ce qui agit directement sur les nerfs - l'immersion dans la fête, la communion dans un sentiment partagé, la "présence pure" - à la mise à distance, la mise en symboles, en différé - en bref, quand on préfère le "vécu" à la représentation? Alors on fait sauter le détour d'une mentalisation et son filtre critique, le "corps à corps" va court-circuiter la raison, sceller une adhésion sans débat, la représentation disparaît au profit du surgissement de la "vie", ce qui rend superflue sinon impossible toute mise en perspective: comme le dit très bien l'expression juvénile: "on s'éclate". Le sens-signification est pulvérisé par le sens-sensation, qui suffit à sa légitimité. Ce qui va créer une communauté réduite aux affects, qui n'aura d'autre monde commun que le narcissisme, plus d'autre critère de la pertinence d'une oeuvre que la force de l'effet instantanément produit, ce qui d'ailleurs fut toujours bien compris par la propagande des régimes totalitaires, grands experts en spectacles fusionnels.
Serait-ce que l'être humain a une nature foncièrement mauvaise, spontanément encline à privilégier la satisfaction de ses désirs, spontanément vouée à la passivité face à ses instincts égoistes? Cette crise des valeurs, crise de l'intériorité, crise du contrat social, est-elle le sens même de l'histoire des démocraties riches? Ces pathologies de l'individualisme semblent bien surgir de la rencontre entre les idéaux de la démocratie et les objectifs du nouveau capitalisme. [...]
Ce qui implique de reconnaître que le désir d'inventer sa vie ne relève plus du narcissisme, ou d'un élan émancipateur alternatif, mais plutôt qu'il est rendu de plus en plus nécessaire comme une forme nouvelle de "travail immatériel" activités mentales, sociales et émotionnelles requises pour participer au marché du travail. Cela implique assurément que soit réaffirmé la valeur fondatrice de la raison commune, que soient déconstruites les illusions de liberté, mais en s'appuyant sur ce qui, dans les malentendus et les pièges de la modernité, porte, de façon contradictoire mais tenace, une aspiration à une vie meilleure."
Et parce qu'on ne pille jamais le travail de l'autre: Extrait d'un journal diplomatique mensuel (LMD, reconnaitrons qui veulent), Mars 2007. Evelyne Pieiller.
Ecrit par : Emmanuel | 27.04.2007
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