13.07.2007

C'est la fin (mais c'est le début aussi)

Ce blog s'achève aujourd'hui, un vendredi 13 (je ne l'ai pas fait exprès). En revanche si vous cliquez bien sur le mot "queue" normalement ça devrait faire son petit effet...
Donc attention,
un,
deux,
trois,
(clic):

QUE(UE)

(c'est bien gamin)

06.07.2007

Welcome to Brussels

C’est Thierry qui vient à ma rescousse, à la dernière minute.
(l’homme de la situation)
- Je m’occupe de tout, j’arrive lundi…

Pénurie de camionnettes, partout, Paris, Bruxelles…
(il en trouve une dans un bled en Belgique)

Je passe une semaine complète au téléphone, à prévenir tout le monde, à tout organiser.
(surtout pas de panique)

Et quand Thierry arrive avec Sarah, dans leur camionnette, le sourire jusqu’aux oreilles j’ai un sentiment de soulagement quasi orgasmique.

On déménage tous les trois, en deux heures et puis on fonce vers Bruxelles.
(ne pas regarder derrière)

Le comité d’accueil est venu faire la chaîne dans l’escalier (aah ces hommes en sueur), parce que je suis encore au 5e (presque au 7e ciel)
J’entends karine qui fait l’organisation dans l’escalier.
Elle a préparé des spaghettis pour tout le monde (et moi je commence à être de plus en plus soulagée).
Et puis le meilleur pour la fin, Jo qui débarque, pas les mains vides évidemment
- J’ai un truc qui va te détendre…
(il y a accessoirement autre chose qui me détendrait dans l’absolu, mais je suis tellement épuisée que j’évite de relever ma private joke) (histoire de ne pas commencer à l’énerver)
Et effectivement au bout de deux trois taffes, je décompresse enfin…

Karine est super énervée.
Moi je plane carrément.
Jo est toujours aussi séduisant, j’ai presque des mini-orgasmes au son de sa voix (quand il se met à rire doucement) (argh)
(sans compter sa bouche)
(il peut pas se taire un peu)
J’évite de le regarder

(cette weed tue) (mais bordel ce que ça fait du bien)

On termine tous les trois devant les assiettes vides, on est toujours un peu sur la même longueur d’onde. On vit des changements en même temps. On se sent moins seul du coup.

Et puis Jo nous laisse entre filles.

Exceptionnellement, Karine et moi on s’est écroulée toutes les deux dans le lit pour un câlin du soir (qui a duré toute la nuit)
(on avait plusieurs câlins du matin à récupérer)


Ma nouvelle vie commence plutôt bien (je pense)

01.07.2007

No (Paris) blues

30.06.2007

La vie en rose

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Aller, un réveil détonnant une fois encore.
J’ouvre péniblement les yeux
Mal aux cheveux
Mal aux dents
Mal aux oreilles
C’est Anthony qui me dit qu’il s’en va
Ok, rentre bien…
Je me retourne et tombe nez à nez avec In qui me dit juste avant de replonger dans le coma qu’on a plus de place dans le lit maintenant
(oui c’est juste, à trois c’était un peu rock’n’roll)
Et puis je retombe dans le coma moi aussi

Aller, un peu plus tard
Deuxième réveil matin
C’est ma petite coloc Julie qui se lève cette fois, toute fraîche
Bonjour !
(putain mais on était combien ?)
(oh la… encore mal aux cheveux)
Bonjour chérie…

Je me force à m’assoire
(oh la… et en plus ça tourne)
In se lève
Je pense que ça doit être le festival chez elle aussi

Café !!!
(merde oui, café)

(elle est où la cafetière déjà dans tout ce bordel ?)

Je remplie la machine à fond (café corsé)
Et pars chercher un petit dèj
Sur la route vers la boulangerie, je titube un peu
(possible que je sois encore un peu bourrée)

Bon juste décompression totale
Après semaine de merde
Vide
Mais vide en attente d’être remplie de nouveau (ça y est, je ne regarde plus derrière)
(pas trop tôt)
Cœur réparé
Sexe (chaud et humide) de nouveau opérationnel
Bruxelles (attends-moi j’arrive !!!)

Envie de… Envie de… (chocolat ?)
(ça promet)

Aller, je déménage lundi


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29.06.2007

Fanny’s (en résumé)

Tellement angoissée pour mon déménagement de demain
(qui ne se fera peut-être jamais)
(argh)
(je suis dans la quatrième dimension condamnée à rester tel un fantôme dans Paris)
(qui m’a volé ma chance ?)
Je me sens carrément anesthésiée de tout mon chagrin post-brun-ténébreux
(qui me retombera dessus sûrement la semaine prochaine après tout ce bordel)
(puissance mille)
(mais je serais loin)

Je fonce à la Fanny’s party hier soir
(putain, les soldes, j’avais un peu zappé)
C’est pas le moment pour les soldes…
Je monte directement au restau au 9e étage.

Deux verres de champagne plus tard je croise le beau Charles-qui-sent-bon-l’homme et ma belle Bao que je voulais revoir avant de quitter Paris.
Qui me présente à Frogita (la fille aux plus beaux pieds du monde)

On reste entre filles (c’est l’effet Fanny’s) et ça jacasse sec…

Et puis c’est -M- qui fait son entrée
Grande blonde sauvage
(j’en tombe raide dingue)
On a plein de points en commun elle et moi
(notamment masculins)
Que ça en devient presque flippant
Du coup on parle de mecs
(des blogueurs)
(pas besoin du festival Gromanche pour ça hein)
On se dit que le monde est petit
(que Paris est petit)
Que les mecs sont vraiment des nazes
(enfin pas tous) (hein)
Et puis au bout du 3e même mec qu’on mate toutes les deux on se dit rapidement qu’on est dans la merde si on décide de sortir ensemble
(à moins de trouver des jumeaux)
Des soirées à se crêper le chignon : lui il est pour moi, ah non je l’ai vu en premier, ah non c’est moi…

Et puis comme on est des filles intelligentes, on décide plutôt de se refourguer nos éventuels plan-culs ou carrément nos ex.
(solidarité féminine)
(quand on -M- on ne compte pas)

Et puis on termine la soirée à la Fourmi
(mon ancien quartier) (tiens on étaient voisines en plus)
(évidemment)
On a encore trop de trucs à se dire
Assises en terrasse, on joue à devine-lequel-je-trouve-mignon
Voir jusqu’où va nos attirances réciproques
Et c’est un parcours sans fautes
(ça va pas le faire)
(va vraiment falloir se trouver des jumeaux)

Elle me file le numéro d’un de ses ex en Belgique
Je lui file le numéro d’un de mes ex à Paris
(certaine à 100% qu’il va te plaire… ouai pareil)
(solidaires jusqu’au bout)

Merde je commence à regretter de partir maintenant
J’ai rencontré plein de filles géniales cette semaine
Et je pourrais pas en profiter comme je voudrais

Et si je faisais une Charl’s party à Bruxelles ?
(open-guy pour toutes) (voire tous)
(et frites à volonté !)

(bon et open-girl pour certains, mais seulement sous acceptation de dossier)

Fanny's Party!

(la vue)

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(l'ambiance zen)

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(que des belles meufs)

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(que-ue- des sucettes)

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28.06.2007

(et voilà, ça m’apprendra)

Je rentre bourrée
(même c’est un peu exagéré)
(trop stressée en trop peu de temps)
Putain de déménagement…

Ma copine Nath me ramène en taxi

Putain je n’ai qu’une rue à remonter
(ma rue)
le temps d’arriver jusque chez moi je croise un groupe de 4 mecs

Je me dis que j’ai le temps d’arriver jusqu’à ma porte
Sans tomber sur eux, sans les croiser

Mais c’est limite
(et merde)
J’ai le temps de taper mon code
Et d’entrer dans mon immeuble

Un des types me frôle
Je continue ma route (rien à foutre)
Je fais style que je ne l’ai pas entendu (limite, je ne l’ai pas vu)
(j’ai mon ipod dans les oreilles)
(j’entends rien excepté Radiohead)
(There There…)

Mais je l’entends me suivre, il a calé la porte ce petit con.

Je suis bourrée (alors je m’en fou un peu)
Je jette juste un œil en coin pour m’apercevoir qu’il y en a un plus téméraire que les autres
En comptant l’effet de meutes (hormones masculines en ébullition)
Je me presse de monter les escaliers jusqu’au 5e
(et ça m’a semblé long cette fois)
(et seulement cette fois)

Je reste calé sur Radiohead
(je monte de plus en plus vite)
Et je vois une ombre deux étages plus bas
(putain fais chier)
(que je me dis)

(je me barre dans 3 jours merde faut pas déconner) (pas maintenant)

Je sors mes clés comme une brèle
(les laisse tomber)
(évidemment)
Je les ramasse (et merde !!) et ouvre ma porte aussi vite que l’éclair.
(j’entends une dernière fois les bruits de pas dans l’escalier derrière moi)
(et je ferme ma porte doucement)
(et je souffle, ne bouge plus, respire)
(tétanisée)
(ça n’arrive qu’aux autres… hein)
(petite conne naïve)

Et j’écoute leur voix (et j’ai envie de rire maintenant)

- Nan mais, x, tu descends !?
- Attends, cette pute elle habite au 5e
- Nan mais, tu descends j’te’dis, bouffon

(à un moment je me serais presque cru dans un sketch des inconnus)

(dur dur la vie de femme indépendante)
(hein)

25.06.2007

When I'm dreaming of you (Happy Endings)




(alors d'abord une spéciale dédicace à Jen) (elle comprendra pourquoi)

(ensuite celui qui connait le chanteur du groupe, c'est The Coral pour les brèles, je veux bien qu'on lui transmette que je me porte volontaire pour remplacer sa main en cas de crampes)

(argh)

24.06.2007

Entre blogeuses (on se vaut bien) (même plus que ça)

J’ai envie d’écrire un truc drôle
Un truc gai
Un numéro de clown

J’ai envie qu’on me raconte des blagues
Qu’on me fasse des chatouilles
Qu’on se chamaille un peu (ben oui avec lui tiens)

Que des larmes s’écoulent le long de ma joue parce que je n’en peux plus de (jouir) rire

Entendre les autres aussi
S’esclaffer
Fort

J’ai envie de regarder un film
Mais pas la Leçon de piano (hein)
Saving Grace plutôt

J’ai envie de fumer de l’herbe avec Karine

J’ai envie de partager les profiteroles au chocolat (celles du Bistrot du peintre) avec Nath

J’ai envie de boire mon caramel-macchiato au Starbuck avec Julye

J’ai envie d’un Porto à la terrasse de la Pasterià avec ma petite sœur Jo

J’ai envie de parler de cul avec Jen et Virginie

Et puis… J’aimerais bien aussi
Partir
(loin) (très loin)
Tout recommencer
Une nouvelle vie
(un nouveau blog ?)

Garder le meilleur de Paris
Oublier combien j’ai été malheureuse
(trop optimiste et idéaliste)
(donc déçue souvent)

C’est drôle (ça y est c'est là que ça devient drôle) mais, mes meilleurs souvenirs (parisiens), les meilleurs, sont pratiquement tous féminins (à quelques exceptions près)
(je ne suis pas féministe pourtant)
(même pas du tout)

Mais elles ont été (sont) mes anges :

Julye pour avoir été là dès le lendemain de ma séparation avec mon ex de 10 ans

Nathalie pour m’avoir promis de prendre soin de mon ex à ma place car il ne voulait plus de mon aide (cf drogue et tutti quanti)

karine pour m'avoir donner une claque parce que je ne savais plus comment je m'appellais

Alice pour m’avoir secouru le jour où je suis tombée dans les pommes pendant la canicule

Julie mon ex coloc pour m’avoir fait passer de la vodka-cacahouette à la tisane verveine-salade bio

ma boss, Marie, le jour où elle m'a dit que c'est à Bruxelles que je serais heureuse (elle est extra lucide) (si si c'est vrai)

Jen pour le plus long mail jamais envoyé mais le plus touchant que j’ai jamais reçu

Bao le jour où au Starbuck elle m’a dit qu’il ne fallait pas que je devienne aigrie (d’ailleurs quand je sens que je retombe j’y repense toujours : Il ne faut pas que… Il ne faut pas)

Julie pour cette soirée géniale pour le lancement du bouquin de Werber

Cé pour m’avoir pris les deux mains à une soirée blogeuse-fifille-gnangnan en me disant qu’elle était fan de Charlotte (j’oublierai jamais l’effet que ça m’a fait)

Virginie pour son regard ahuri et son sourire de déesse la première fois qu’on s’est présentée l’une à l’autre au wash-bar

In pour m’avoir montré une humanité à propos de mon déménagement (pareil j’oublierai jamais)

Bil-dget pour sa proposition (toujours pour le déménagement) alors qu’on ne s’est même jamais rencontrée

-M- pour sa (patiente) solidarité féminine

Et puis, Esrelle, Madame B, Lucille, martha, Clémence, Ju, Eliiiiiiiiiise, presque-presque, Marie-Laure, Tina, Titepeste pour leurs mails que j’ai reçu pour la plupart quand j’étais en pleine saudade extrème (et qui m’a remi le : Il ne faut pas que…)

Et puis aussi toutes celles que je lis (en plus de toutes celles déjà citées bien-entendu) et que je ne connais pas vraiment mais qui ont laissé des commentaires qui m'ont réchauffé exactement quand il fallait, La mummy active, Indilou, La divorcée, Caroline-Ma-Bile, Amiante, secondfloor, six, pink… et toutes les autres que j’ai oublié (pardon d’avance)



Femmes… Je vous aime (toutes) !
(surtout toi, toi et toi)


(bon pour les mecs faites pas la gueule, je m’occuperai de vous plutard)

23.06.2007

Rien ne (Tout) passe (vite)

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J’ai du scotch plein les dents.
Me suis coupée les doigts avec les cartons.

Hier journée encore hautement administrative.
Alors il vous faut, tels et tels papiers…
(hein ?)
(vous déconnez)
Comme si on m’empêchait de quitter la France… Enfin, avant de bien m’être faite racketter par tous.

(on va vous faire payer)

Je vais pas regretter de partir tiens…

Déjeuner à midi avec la rayonnante In.
Au wash bar.
Première fois qu’on se voit en vrai.
Elle me propose gentiment son aide pour le déménagement.
Je suis touchée…
Je me sens de moins en moins (flippée) seule.
On parle boulot, on fait la même chose.
(les coïncidences)

Retour à l’appart dans les cartons.
Jen m’appelle…

RDV au café Chat Noir rue Saint-maur.
Les chagrins d’amour
Les ex futurs ex (périences)
Les plans (foireux) cul
Et puis Virginie nous rejoint.

Le serveur blondinet qui me fait tant craquer d’habitude me laisse perplexe.
Pourtant là tout de suite, c’est ce qu’il me faudrait
(une bonne baise)
(bien rude) (histoire de me calmer un peu)
Mais non… Rien.
Rien de rien.
Pas (plus) envie,

Suis devenue frigide.

Et puis je m’épile même plus.
Jen est d’accord avec moi, quand on s’épile plus c’est symbolique.
(no sex)
Deux fois plus efficace pour s'empêcher.

Période Yéti pour besoin d’amour, de tendresse
Parce que pas envie de plans baise.

On se quitte sous la pluie vers 20h30.
Je rentre vite chez moi, RDV avec mon ancienne coloc Julie de Bruxelles revenue deux semaines sur Paris.
Salade légère, pain kesra et houmous
(zut on a pas de shit pour le dessert c’est con)
(ce que ça m’aurait fait du bien tiens)
(vivement la Belgique !)
(pays de presque toutes les tolérances)

Elle m’annonce qu’elle a rencontré quelqu’un.
Qu’elle est amoureuse.
Elle me raconte son histoire,
C’est tellement mignon.
Et puis elle attend le meilleur pour la fin (la petite coquine),
- Tu sais Charl’, elle s’appelle Dany.
- Ah oui… Euh… ELLE ???
On se marre toutes les deux.
Elle reste aussi un peu perplexe, elle-même de sa découverte.
Se demande comment elle pourra annoncer ça à ses parents.

Tous les parents veulent le bonheur de leurs enfants, je lui dis.
(enfin en théorie évidemment)

Je suis super heureuse pour elle (même si je l’envie un tantinet), ça se voit qu’elle est épanouie, putain, pire elle n’a jamais été aussi radieuse…

(j’aime bien son bonheur)
(l’empathie fonctionne aussi avec le bonheur des autres)

J’ai encore et toujours le nez dans les cartons.
(yeux embués)
L’appart (mon cœur) se vide de plus en plus.
Des souvenirs qui s’effacent.
La Saudade d’une année bien chargée.

Et puis cette douleur lancinante et perpétuelle dans le ventre.
On s’appelait tous les jours.
Là plus rien.
Cette faculté de se faire du mal.
Une situation inextricable…
J’ai beau tout retourner dans n’importe quel sens, je n’entrevois aucune solution supportable.

Si on en parlait encore (ensemble) est-ce que ça changerait vraiment quelque chose ?
(est-ce que la douleur s’effacerai ?)

(un espoir)
Ce que je m’en veux…

(merde, je l’appelle ou pas ?)
(on est adulte maintenant)
(j’en ai trop marre de déprimer) (c’est pas moi) (suis pas comme ça)

Qu’est-ce que je (on) fais maintenant…

(c'est pas une bonne idée hein)

Exit music (Is all we'll be left with, anyway )

22.06.2007

Mon Acrylic Afternoon

(nan je ne regarde pas en arrière)
(juste les bons souvenirs)
(ça je peux)

Je le vois encore, tout contre moi.
En train de me coincer entre lui et la rambarde du balcon.

La chaleur du soleil sur nos corps dénudés à moitié.

(et pour les voisins c’est cadeau)

J’ai posé mes bras le long du balcon, offerte comme si j’y étais attachée.
Il s’est serré contre moi.
Plus fort.
Ses lèvres sur les miennes.
(ses baisers salés)
De soupirs en soupirs…

Ses mains baladeuses qui glissent doucement là où il fait encore plus chaud
(vas y maintenant)
(s’il te plait)
(s’il te plait)

(nan… enfonce… enfonce)
(aller)

Les enfants crient dans le parc, ils jouent avec l’eau de la fontaine.
Des rires…
Ils s’éclaboussent.

Pendant que lui me torture de l’intérieur
(une douce torture)
Il joue avec l’eau de ma fontaine.
Je ris
(il m’éclabousse)

Il bande encore…
(et on n’a pas arrêté de baiser toute la journée)

On va se calmer (hein)

Je prends sa queue dans la main, elle est douce, je ne la branle pas, je la caresse c’est tout.
Je la frôle même… à peine.
Doucement
Il fait chaud
Juste elle m’appartient (rien qu’à moi) pour quelques minutes.

Les gens en bas vont faire leurs courses
Le bruit des pas sur le bitume
(me berce)
Lui, et son regard définitivement perdu…
(loin de moi)
Je ferme les yeux
Le souffle du vent dans mon cou, dans les cheveux.

Suspendus dans le temps
(encore)
(et encore)
(for ever and ever)


(but you know I want to stay a little more) (stay a little more)

20.06.2007

Cherche chauffeur (URGENT)

(avec ou sans camionette)

 

Mon chauffeur officiel vient de m’abandonner lâchement…
(manquait plus que ça)

(inutile de me dire que c’est la loose de pas avoir son permis, je sais)

Mais si vous connaissez quelqu’un qui ne sait pas quoi faire le week-end prochain, je m’occuperai de tout, de lui (ou elle) en échange comme il se doit
(enfin rien de douteux hein)

Juste s’il (elle) veut passer un petit week-end à Bruxelles, au passage, il (ou elle) est invité gracieusement chez moi.

Aussi, s’il y avait quelques autres qui auraient envie de prêter leurs bras forts et musclés (ou pas), je serais ravie de m’occuper de leur estomac (bière à la belge hein, et des petits gâteaux) en échange…


Donc je dois déménager mon appart le samedi 30 juin


(help)

 


MERCI !!!!!
(putain merci d’avance)



 

19.06.2007

Road movie made in Douai (un bled dans le nord de la France pour les brèles en géo)

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Je me prends d’abord la tête avec le type de la RATP à cause du prix pour aller à Orly en bus (putain 6 € l’aller, pour les touristes, à la limite je veux bien, mais à quoi ça sert d’avoir un pass naviguo s’il ne fonctionne pas pour aller chercher la famille à l’aéroport, hein… bref)

Me voilà en route vers les gros navions, dont un avec mon papa dedans.

(j’ai pas vu mon père depuis 3 ans)

Ça me fait bizarre de le voir.
Ça me fait du bien.
Il a pas changé, le même que quand j’étais petite (enfin sauf que je suis de la même taille maintenant).

On part chez ma tante (la femme de son frère). Évidemment, personne parle le français. Moi j’ai déjà trop picolé le vin de table (pas mauvais d’ailleurs).
On nous prête une voiture et on fonce chez moi dans le 11e prendre une mini valise direction la Picardie.

Mon père veut absolument passer par la nationale (direction Douai) (c’est pas la porte à côté Douai).
J’ai l’impression d’être en vacances.
Comme quand j’étais petite…

Mon père a la patate.
On papote dans la voiture.
Du boulot…
De Paris,
New York,
Bruxelles…
Et puis de lui (mon ex-ça-me-fais-mal-de-le-dire brun ténébreux).
Mon père est plus que lucide quand il s’agit des hommes de ma vie
(il m’énerve)

Je suis une putain de bonne co-pilote, et on arrive à Douai en temps et en heure.

Il est 20 heures passé. Mon père a faim.
On tourne dans Douai pour trouver une petite auberge typique.
Que dalle…
On se retrouve au Buffalo Grill.
Je me sens comme dans un film américain (Paris-Texas-Douai).
On me sert un hamburger géant et une assiette de frites qui me feront faire des cauchemars toute la nuit.

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Je suis heureuse d’être avec mon papa.
Consciente que tout le monde n’a pas la chance que j’ai.
Consciente aussi de profiter à fond de ces moments ensemble car ils peuvent tout à fait être les derniers.
Ça me rend mélancolique…

La vie est trop courte.
(merde)

Recherche à 23 heures et des d’un hôtel potable pour dormir.
On atterrit au Formule 1
(top classe)
(Rock’n’roll)

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Je me retrouve sur le lit jumeau.
Impossible de fermer l’œil.
Là haut, seule dans ce lit pour enfant, mon brun ténébreux me hante (me manque) (à en avoir un nœud atroce dans l’estomac).
J’ai pris le pyjama que je portais la dernière fois chez lui, il sent encore son odeur.
Je le mets contre mon visage, comme un doudou, j’essaie de le sentir encore.
J’essaie de m’endormir en pensant à lui, mais je pleure (comme un bébé) (et je me sens conne, évidemment).
Je me force à n’envoyer aucun sms. Ne pas appeler. Tenir la douleur seule comme une grande (et je tiens) (mais à quel prix).

Mon père se réveille à 5 heures du mat (il est en plein jet-lag) (argh).
J’ouvre les yeux la gueule à l’envers, lui, il a encore (et toujours) la patate.
J’ai des cernes (forcément)
(en fait mon père sait très bien pourquoi)
Il me dit que dans la vie tout passe, et qu’il ne faut pas regarder en arrière.
J’allume une clope pendant qu’il va chercher la bagnole
(les larmes glissent encore le long de mes joues)
(putain je vais pas y arriver)
Et j’essaie de ne pas regarder derrière moi.

Et je fais des trucs stupides avec ma tartine pour que mon père voit bien comment je regarde plus derrière…

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Mon père doit régler un truc administratif à Douai.
Ça dure à peine une heure.

Et nous revoilà reparti à l’aventure sur les nationales du nord de la France.
Sur la route, de déviation en déviation, de départementale en nationale, on rattrape le temps perdu tous les deux.
Mon père adore conduire comme ça à l’aventure…
Parfois, on ne sait plus très bien où on est.

Je pense que lui et mon brun ténébreux auraient pu s’entendre (j’en suis même sûre).
Je me sens looseuse.
Je me sens nulle part, comme sur cette route…

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Il me parle de l’enterrement de sa mère, de ma grand-mère. Il me dit que lorsqu’il a ouvert la tombe du grand-père, le fossoyeur a eu la trouille de sa vie.
Mon grand-père (le père de mon père donc) n’avait pas bougé (je parle pas de sa position hein) d’un poil depuis sa mort (super flippant) (surtout quand on sait qu’il a été enterré il y a un peu plus de 20 ans maintenant).
Pendant que mon père ne se prive pas des détails croustillants du style : j’ai dû remettre les têtes de tes tantes à tel et tel endroit près de ton grand-père… Je m’imaginais en même temps en train de repositionner tous ses putains de crânes près de son corps mort à lui.
Dans une dizaine d’années.

Et bien l’idée m’a paru affreusement naturelle…

Je lui ai dit que j’avais encore besoin de temps pour me reconstruire après tout ce que j’avais vécu cette année.
Que j’avais pas encore fini de ramer.
Il m’a répondu que c’était moi qui devais décider seule.
Qu’il me faisait confiance pour ça.

Ces mots n’ont pas stopper ma douleur, mais ils m’ont rassuré.

Mon père retourne déjà demain après-midi.

Et puis on a terminé notre pèlerinage ce soir sur le web.
Visio-conférence.
Je suis sur msn avec ma cousine qui habite à Toulouse,
Qui voit mon père sur la web-cam chez moi donc, à Paris,
Qui voit la petite fille de ma frangine qui est à Lourdes, qui elle-même est en train de bavarder avec son grand-père à Gaza… et de nous parler en même temps au téléphone.

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Comment j’aurai le droit de dire que je me sens seule ?
(shuut) (tu n’es pas seule)
(c’est juste ton cœur qui est vide)

(ça peut pas être pire)

18.06.2007

Si tout était simple

Est-ce qu'il vaut mieux faire semblant de croire que l'autre vous aime pour se convaincre de ne pas être (finir) seul plutôt que d'assumer sa solitude ?

C'est comme se convaincre que Dieu existe pour se persuader que la vie n'est pas une pute...

(alors que tout le monde sait au fond que c'est le cas)

 

Il y a des choses dans la vie qu’on minimise.
Consciemment ou inconsciemment.
On se dit que ça ira de toute façon.

On flambe nos réserves de plaisir
(voire de bonheur)
On vit au jour le jour.
(surtout ne pas réfléchir)
"se prendre la tête"
(surtout pas)
(c’est super mal vu de se prendre la tête)

Et puis ensuite les choses arrivent irrémédiablement,
(quasiment écrites)
Mais on continue à faire semblant de rien.
On préfère se voiler la face jusqu’au bout,
Jusqu’au drame
(jouer à Roméo et Juliette)
(à défaut d’une vie excitante)
Vouloir le grand frisson.

Mais à quel prix ?

Se retrouver à terre,
(presque) mortellement blessé
Blessures à vif.
Idées sombres,
Pas de solutions pour apaiser la douleur (aucune solution, merde, aucune)

Juste attendre, pas que ça passe, mais que ça fasse moins mal.
(alors qu’on sait bien que ça ne passera pas)
Ça cicatrisera plus ou moins mais ça restera toujours là.
Histoire de bien nous rappeler l’erreur qu’on a commise.
(quelle folie et quelle idiotie de penser que ça passera) (naïveté stupide)

Parce qu’il faut bien s’en rappeler pour que ça n’arrive pas deux fois (évidemment)
Pour ne pas retomber dans le même piège
(de biche crétine à la patte coincée)
De connasse amoureuse et romantique
(de cet échec sans surprise)

Tout va trop vite en ce moment
Tout se mélange, se superpose, s’interchange…

Tout le monde souffre, pourquoi ?
(alors que le but de départ était que tout le monde soit heureux)

(looseuse c’est mon deuxième prénom)

Maintenant il faut juste minimiser la casse.
Faire un constat
(même pas à l’amiable)

Reperdre des plumes au passage (bien que je suis sûre d’avoir carrément les ailes qui déconnent grave maintenant)

Et le pire dans cette histoire, c’est que je sais que tout est (toujours) de ma faute…
(ma mère avait peut-être raison finalement)
Je me déteste quand je fais ça.
(et merde)

Je voulais quitter Paris avec un feu d’artifice
Merde… merde… merde.
(et merde)

J’arriverai à Bruxelles éparpillée en morceaux avariés…
(putain fait chier)


(c’est pas ce que je voulais) (c’est pas ce que je voulais)
(aller) "La fête est finie, on descend" :

17.06.2007

Attention (téléportation)

Mes allers-retours à Bruxelles n’avaient pas les vacances comme but ultime.
Non seulement j’y suis allée pour Karine (elle sait pourquoi).
Mais en prime pour organiser notre transition à mon brun ténébreux et moi.

Transition qui consiste à vivre les deux mois de juillet et août et de profiter de Bruxelles en attendant que les travaux de notre appart se terminent à NY.

(départ prévu pour NY donc le premier week-end de septembre)

Pourquoi Bruxelles alors ?

(certains savent pourquoi)

Pour une question de boulot bêtement… (trop long à expliquer)

Donc,

Semaine très constructive de mon côté à Bruxelles, j’ai trouvé un beau petit appart pour nos deux mois de "vacances". Un duplex dans le quartier de Saint-Gilles prêté par des amis (pendant qu’ils partent eux du coup à l’autre bout du monde).

Semaine très constructive de son côté à NY, il a trouvé un beau petit appart pour un nouveau départ, sur la ligne de métro grise (enfin faudra que je lui demande exactement où, mais il veut me faire la surprise).

À Bruxelles maintenant,
Entre autres.

Soirée sushi-fifille-devant-Marie-Antoinette-de-Sofia-Coppola.
Sushi fait maison s’il vous plait.
(admirez le travail)

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Vernissage dans une très chouette galerie (dans mon futur quartier de deux mois).
J’y croise Stef, un ancien meilleur ami grapheur. Me rendre compte qu’on se connait depuis 1992 (oh putain). Il a pris des petites rides sur le coin des yeux qui le rendent foutrement séduisant. Lui aussi est amoureux. Tout va bien donc…
Tout va bien.
(et je repars avec Karine bien bourrée)

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Averse carabinée alors que j’étais en train d’essayer un manteau orange pétant, modèle année 50/60 chez Zara dans la rue neuve (il me le faut !).
Orages et éclairs.
Les gens hurlent dans la rue.
(putain de réchauffement climatique)
Les pompiers partout, les sirènes, les caves inondées…
(sont très sympas les pompiers bruxellois) (ils posent bien)

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Bruxelles est réellement surréaliste.
Et si je ne devais pas partir à NY, je crois que je m’installerai là-bas.
Et comme j’ai beaucoup de chance en ce moment (suffisait de demander), mon rêve va devenir réalité (enfin seulement pour deux mois évidemment) (mais c’est déjà vachement pas mal)

(non ?)

On quitte Paris dans deux semaines…

16.06.2007

Aucun recours (sometimes)...

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13.06.2007

À trop vouloir bien faire…



Salle d’attente pour passeport biométrique

Un mec à côté de moi est en train de remplir sa feuille pour son passeport, il s’appelle Bredauteau
(mais si le mec qu’Amélie-Poulain-le fabuleux-destin-tout-ça cherche pour lui rendre sa petite boite à jouets)

Eh bien Monsieur Bretaudeau est là en personne, assis près de moi.

Numéro 583
(bip bip)
C’est à moi

J’arrive en face d’une stagiaire et une des fonctionnaires
Et ça y va sur les commentaires
- Oooh vous avez changé sur la photo !
- Ah bon…
(merde, en bien ou en mal)
(je me sens moche d’un coup)
- On dirait Amélie Poulain ! Hein c’est vrai… Ouai c’est marrant… En plus vous habitiez aux abbesses comme elle… Ah ahh
(argh)

Voilà, c’est peut-être ça mon destin.

Bref.

Juste avant cet incident hautement surréaliste (symbolique) j’étais en train de roucouler gentiment (sauvagement) dans les bras de mon beau ténébreux.

Se rappeler même pour une seule nuit (et oui on ne se voit pas encore pendant une semaine, il part à New York demain pour organiser les paperasses de notre futur appart) comme on est si bien tous les deux.

(finalement)

Se rappeler qu’on a pris la bonne décision.

(tu vas voir ça va être génial) (si on se plante c’est pas grave) (on est plus fort que ça)

(à deux on est forcément plus fort)

Même pas peur…

On est donc assis au bar de sa cuisine américaine, il m’a préparé des croques monsieur avec plein de ketchup.

Quand il me ressert un deuxième croque, il a dessiné un petit bonhomme dessus avec le ketchup… et un petit cœur à côté du petit personnage.

(le boy-next-door de service)

J’enchaîne avec un carton d’invitation, je le plie pour en faire un avion, je le fais voler du bout des doigts et le fait tomber à pic dans le cœur de ketchup pour venir le planter dans la mie de pain.

(putain qu’on est con quand on est amoureux)

Et puis ça part en vrille tout d’un coup… Quand il me demande sur un autre ton de ne plus bouger.
Quand il se rapproche de moi doucement.
Quand il écarte mes cuisses

(t’inquiètes pas je t’en rachèterai une autre)
(hein ?) (quoi ?)
Quand il arrache carrément ma chemise pour glisser ses mains sur mes seins

(soyons fous) (heureusement que c’était une H&M)

Quand il me glisse à l’oreille, tout haletant : Charl’… Tu m’as manqué…

11.06.2007

de mal(e) d'amour et d'eau fraîche

Je me sens pas complète quand il est loin
Et je me sens bien assez con d’avoir ce genre de sentiments
(pourtant ils sont bel et bien là et je n’y peux rien)

On va bientôt être rien que tous les deux dans une des plus impressionnantes villes du monde pourtant…

Et son boulot l’emmènera encore loin de moi assez souvent comme ça
(on n'y peut rien)

Mais en attendant…

Sa peau me manque
Son odeur me manque
Sa voix…
Sa façon de me regarder
(de me baiser)
Sa queue
Sa langue dans ma bouche
Sa façon de s’endormir dans mes bras
(de me réveiller en plein milieu de la nuit)
Quand il éclate de rire…

(peut-être cette angoisse que tout peut s’arrêter du jour au lendemain comme avec mon ex)

(comme si je n’y goûterai plus jamais)

(au bonheur ?)

J’ai envie de rien
Pas faim
Ma bouteille de vodka est vide

(merde s’il lit cette note il va m’incendier)

(non mais ça va hein)
(je fais ma girl-next-door mais c’est pas grave)
(ça me passera)

La bouteille de vodka était quasi vide de toute façon…
(bon ok je vais me coucher) (et je me tais)

10.06.2007

(save your grace)

09.06.2007

Say hello…

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Bruxelles (ma belle)

Courir partout
Dire au revoir à tous mes amis de Bruxelles

Faire la fête

Rencontrer Jérémie un blondinet parisien craquant
Avec des mains carrément splendides (voir la photo)

(enfin j’aurai certainement craqué dessus s’il n’avait pas préféré les garçons)
(et évidemment si j’avais accessoirement été célibataire)

M’endormir tout près de lui chez ma coloc Julie
Le regarder dormir et fantasmer un peu …
(la vie est bien faite des fois)

Faire l’assistante

Aider Karine (enfin surtout l’excuse d’être avec elle)
Prêter mon corps à la belle Martha, pour qu’elle me dessine sur les seins et prenne des photos de moi à poils
(oui pour une fille je le fais)

Aller voir JFO
Notre petit dîner improvisé
(presque aux chandelles)
On parle d’amour
De new York
(il a vécu là-bas, alors il me donne des conseils)
On parle de mon brun ténébreux aussi
- j’ai toujours su que tu étais une grande romantique
(merde, comment il fait pour toujours réussir à me démasquer ?)

Et puis décompresser surtout
(je suis en vacances merde !)

Me rendre compte aussi que je quitte Paris dans quasi 3 semaines…
(bordel que ça va vite)

Juillet… pour aller voir mes parents, leur dire au revoir aussi.
Août… moitié chez mon brun ténébreux pour préparer le grand départ, moitié chez ceux à qui je n’aurais pas encore eu le temps de dire adieu.

Septembre… say hello.

06.06.2007

(bon il en faut bien une)

Il y a une chose dans ma vie qui foire, mais alors complétement…

et cette chose me tue
et je ne trouve pas de solution
et je me sens nulle

et quoi qu'il arrive
ça finira mal

(j'ai plus confiance en moi aujourd'hui,
et c'est vraiment pas le moment)




(putain j'ai enfin compris comment on compressait l'image de YouTube) (toute seule en plus)
(je deviens une vraie geek)

05.06.2007

Dead like me…

04.06.2007

The end

Bonjour, c’est moi Julye qui vous écrit aujourd’hui.
C’est avec une grande peine que je dois vous annoncer que Charlotte sera dans l’incapacité de vous répondre, ni au téléphone, ni à vos mails. Encore moins d’écrire de nouveau dans son blog pour une durée indéterminée…
Une moto lancée à toute allure l’ayant percutée de plein fouet ce matin.
Vous pouvez me contacter au 06…


J’ai même pas eu le temps de voir ma vie défiler en sentant la moto me frôler la main.
Ils étaient deux sur la moto.
Avec mon i-pod sur les oreilles, j’ai rien entendu arriver.

Le feu venait de passer au vert.

J'ai juste commencé à traverser sur le passage piéton.

Mais ils étaient pas censés arriver par là.
(c’était un putain de sens interdit !)

Une femme derrière moi, avec un landau, a poussé un cri.
Je suis juste restée tétanisée.

Et j’ai pensé…
(merde… mes parents)
(merde… New York… J’y étais presque)
(merde… On aura même pas fait l’amour une dernière fois)
(merde, merde et merde)

- Vous allez bien mademoiselle ?
- Non mais j’y crois pas…
- Vous allez bien mademoiselle ?
- Putain j’y crois pas…
- Mademoiselle…

Paris la ville d(u)e (kiffe grave) l’amour

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(photo Robert Doisneau)



J’étais tranquillement assise en terrasse.
Nath venait juste de me quitter pour aller aux toilettes.
Il était là à côté de moi.
Je fuyais son regard depuis au moins 10 bonnes minutes.
Brun pas ténébreux, casquette Nike sur la tête.
Méga (arrogant) sûr de lui.
Quand il jette un œil vers moi, j’entends : putain, t’es bonne toi, j’te kiffe grave…

(argh)
(oui ça pour kiffer grave, tu kiffes grave chéri)

Je commence une grimace sur le coin des lèvres.
(nan merde pourquoi moi)
Il continue en essayant d’ébaucher un sourire
(aie merde, c’est pire)
je continue à regarder n’importe où, n’importe quoi, style l’air de rien (afin d’éviter le classique t’es une grosse pute au cas où j’envisagerai de lui faire une quelconque remarque pour l’envoyer se faire foutre).
Je fais semblant de ne rien avoir entendu.
(mais alors rien du tout)

(putain mais c’est à moi qu’il parle là en fait)
(et merde)

Je m’allume une clope,
Je fais style d’être sourde.
Ou conne.
Ou étrangère…
(ooh, sorry I’m from london, don’t speak french, bla bla bla)

Et puis Nath revient.
(dieu merci)
Je le vois encore de coin, il attend que je croise son regard pour commencer son plan (cul) drague (enfin je sais pas) (un truc qui ressemble à rien en tout cas).
Je regarde partout sauf dans sa direction.
Il a l’air d’un con, mais ça ne l’arrête pas…

Et puis le serveur revient et le change de place, lui et ses copains.
Ils voulaient être à l’intérieur.
(frileux en prime)

Nath m’a juste dit :
Putain, Charl’, il est temps que tu te casses à new York…
Grave, que j’ai répondu, grave !

02.06.2007

Un coeur gros comme ça

31.05.2007

(je vous présente) le cadeau d'anniversaire de Julye (le chat sans nom)

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On se retrouve entre chattes

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30.05.2007

Une histoire d'amour (façon tripes) (à servir chaudes ou froides?)

TRIPES À LA MODE DE CAEN

Un jour, dans un restaurant, hors de l'espace et du temps, on me servit l'amour sous forme de tripes froides.
Délicatement je dis au missionnaire de la cuisine
que je les préférais chaudes,
car les tripes (et elles étaient à la mode de Caen) ne se mangent jamais froides.

Ces gens s'impatientèrent contre moi.
Il n'y a pas moyen d'avoir le dernier mot, fût-ce au
restaurant.
Je ne mangeai pas, je ne demandai pas autre chose, je
réglai l'addition,
et je m'en fus arpenter la rue de long en large.

Qui sait ce que cela veut dire ?
Je ne sais, et c'est à moi que c'est arrivé.

(Je sais bien que dans l'enfance de tout le monde il y eut
un jardin,
particulier ou public, ou du voisin,
je sais bien que nos jeux en étaient le maître véritable,
et que la tristesse est d'aujourd'hui.)

Cela je le sais surabondamment.
Mais, si j'ai demandé l'amour, pourquoi m'a-t-on apporté
des tripes à la mode de Caen froides?
Ce n'est pas un plat qu'on puisse manger froid,
mais on me l'avait apporté froid.
Je ne me suis pas plaint, mais il était froid.
Impossible de le manger froid, mais c'est froid qu'il était
venu.


Fernando PESSOA

Poésies d'Alvaros de Campos

(chez Gallimard)

29.05.2007

Premier drame…

Dans ma précipitation (hystérique) pleine d’excitation du grand départ, j’avais oublié un détail (de taille) (faut que je relativise merde):

Ma mère, mon père, mes sœurs, ma grand-mère, mes cousins et cousines (etc)

Enfin bref…
Le clan pourtant déjà éparpillé dans toute l’Europe ne me pardonne pas la trahison ultime du nouveau monde (aie)

(et même s’ils sont contents pour moi) (tous) (un océan qui nous sépare c’est un océan de trop)

Inutile de dire que ça pleure dans tous les sens
(un océan de trop)
Inutile de dire que j’ai le cœur gros

(saudade quand tu me tiens)

Conseil d'ami (quoi je m'y vois déjà)

28.05.2007

Quand faut y aller…

Faut y aller.

Pourtant…

Il y a des décisions difficiles à prendre.
(encore plus difficile que d’autres)

J’ai passé ma journée à m’occuper de mon passeport, à faire mes résiliations de bail, de contrat, tout ça. Tous ces trucs administratifs qui font chier.
(je conseille de vérifier tous les papiers à prendre sur internet, ça peut être très très pratique)
(et puis surtout de vérifier les fermetures exceptionnelles des mairies les lundis de pentecôte) (merci pour les vieux)

Sous la pluie, ça sentait le départ mélancolique.
(la fin de quelque chose c’est toujours un peu triste)

(mais ça sentait le début d’un truc dément)
Une excitation aussi, limite hystérique.

Et puis l’angoisse. L’angoisse que ça ne fonctionne pas. L’angoisse de se tromper de route (de se perdre).

J’ai revu le beau Gaetan ce soir, on a bu un petit verre ensemble chez Prune. Il voulait me présenter une de ses amies qui avait un contact pour un job pour moi. Ça faisait du bien de se revoir tous les deux. Ses petits yeux malicieux…
Ça m’a vraiment fait du bien.

Voir Nath à peine 5 minutes. Juste le temps de se donner un RDV un autre jour. Pareil pour Julye, juste le temps de discuter un peu au téléphone.
(jamais j’aurai le temps de voir tout le monde)
(jamais j’aurai le temps de dire au revoir à tout le monde)

Marcher seule sous la pluie.
Les pavés parisiens qui glissent (j’en profite encore)
L’odeur de Paris.
Sa lumière (même sous la pluie)
La saudade qui me reprend.

Mais quand faut y aller…

Mon amoureux-brun-ténébreux m’a demandé de le suivre.
J’ai dit oui.

… (putain) faut y aller.

(mais où ça ?) (un indice ?)

(ouai je sais c’est la classe)
(et tant pis pour la Belgique)

27.05.2007

Le scaphandre et le papillon

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Je passe les retrouvailles avec mon brun ténébreux, les câlins, les yeux dans les yeux, le sexe (encore et toujours le sexe), l’amour, et puis… Les surprises.

On était attendu au vernissage VIP de la galerie, mais à la dernière minute, on s’est dit qu’on voulait rester rien que tous les deux.
(merde aux mondanités)

Direction le MK2.

Ce sera Schnabel, Le scaphandre et le papillon donc, même si j’étais franchement mitigée sur le côté trop pathos de l’histoire. Bon j’aime beaucoup les films de Schnabel (Basquiat avec Bowie, Benicio Del Toro) (Avant la nuit avec Javier Bardem). Mais l’histoire vraie tiré du roman du même nom, de cet homme qui après une attaque ne peut plus communiquer qu’avec une de ses paupières, j’avais un doute.

Comme prévu, au bout d’à peine une demi-heure, toute la salle se mettait à chialer sec. Mon brun ténébreux et moi tout pareil.
(franchement difficile de faire autrement)
Une BO bien mélancolique avec un peu de Tom Waits pour nous achever…

Mais des images carrément magnifiques, magiques, pleines de fraîcheur (pleine de vie).
Des images comme des œuvres d’art contemporain.
Des images montées comme un poème pour un roman-testament.
Et un directeur de la photographie impressionnant, Janusz Kaminski (directeur photo de Steven Spielberg entre autre et réalisateur du film d’horreur Les Àmes Perdues avec Winona Rider) (oui on a dû mal à le croire).

Dès le début du film, j’ai eu pitié pour ce type paralysé.
À la fin, j’ai réalisé qu’en fait, il avait eu beaucoup de chance.
La chance d’avoir pu se rattraper auprès de sa famille, ses amis… La chance d’avoir pu leur dire au revoir. La chance d’avoir su construire, en si peu de temps, quelque chose (son roman donc) avant de partir.

(et une deuxième chance) (ça n’est pas donné à tout le monde)

Je suis sortie du cinéma avec un nœud dans l’estomac, j’ai fait un cauchemar inoubliable ensuite la nuit.

Au matin, je me suis réveillée dans les bras de mon brun ténébreux (mon amoureux), enlacés l’un contre l’autre, je me suis sentie vivante et enfin plus forte que jamais.

Et je sais pas si c’est le film qui nous a remué ou si c’est autre chose, mais on a décidé qu’on ne se quitterait plus.
(la vie est trop courte c’est ça ?)

(et la vie peut être belle) (aussi)
(enfin, si on le décide)